Chaîne d'approvisionnement circulaire : logistique circulaire et chaînes durables  

Une chaîne d'approvisionnement circulaire est une chaîne dans laquelle les produits, les matériaux et les matières premières restent en circulation aussi longtemps que possible. Au lieu du modèle classique où un produit est jeté après usage, les biens sont récupérés, réparés, réutilisés ou recyclés. La chaîne circulaire est bouclée : ce qui se trouve à la fin du cycle de vie marque le début d'un nouveau cycle. 

Linéaire ou circulaire : quelle est la différence ?  

La plupart des chaînes d’approvisionnement sont encore structurées de manière linéaire. Les matières premières sont transformées en un produit, celui-ci est vendu, puis mis au rebut après utilisation. Ce modèle peut s’avérer efficace à court terme, mais il génère beaucoup de déchets et reste dépendant d’un approvisionnement constant en nouvelles matières premières. 

Une chaîne d’approvisionnement circulaire rompt avec ce schéma en organisant le flux de retour aussi efficacement que le flux aller. Les produits qui reviennent sont évalués, triés et, dans la mesure du possible, réutilisés. Cela réduit les déchets, diminue le besoin en nouvelles matières premières et réduit l’empreinte écologique de l’ensemble de la chaîne. 

Caractéristique Chaîne linéaire  Chaîne circulaire
Utilisation des matières premières  Élevée et généralement ponctuelle  Plus faible, avec la réutilisation comme principe de base 
Flux de retour  Inexistant ou quasi inexistant  Élément structurel de la chaîne 
Fin de vie  Le produit devient un déchet  Le produit sert de matière première pour un nouveau cycle 
Émissions de CO₂  Relativement élevées par produit  Réduites grâce à la réutilisation des produits et des matériaux 
Modèle de coûts  Coûts de démarrage plus faibles et coûts d'élimination plus élevés  Coûts de démarrage plus élevés et coûts des matières premières plus faibles 

Les 3 piliers d’une chaîne d’approvisionnement circulaire  

Une chaîne circulaire ne se met pas en place par une seule intervention isolée. Elle nécessite des choix structurels à trois niveaux qui, ensemble, bouclent le cycle. 

1. Une conception des produits axée sur la réutilisation 

La circularité commence dès la conception d’un produit. Les produits faciles à démonter, comportant des pièces remplaçables et composés de matériaux recyclables, sont mieux adaptés à une chaîne circulaire. Les détaillants et les fabricants qui souhaitent rendre leur gamme plus durable doivent donc tenir compte de la réutilisation, de la réparation et du recyclage dès la phase de conception. 

2. La logistique des retours comme processus clé 

Le flux physique des retours est au cœur d’une chaîne d’approvisionnement circulaire. Les marchandises doivent être collectées efficacement, acheminées vers un centre de traitement où leur état est évalué. Elles sont ensuite acheminées vers des filières de réutilisation, de reconditionnement, de réparation, de récupération de pièces ou de recyclage. 

Un partenaire logistique qui intègre les flux de retours dans ses opérations quotidiennes rend la circularité concrètement réalisable. En combinant les retours avec les itinéraires de livraison existants, il est en outre possible de réduire le nombre de kilomètres à vide. 

3. Suivi des données tout au long de la chaîne 

La circularité ne fonctionne que si l’on sait où se trouve chaque produit et dans quel état il se trouve. Les systèmes de suivi et de traçabilité suivent les marchandises depuis la première livraison jusqu’à un éventuel retour. Ces données étayent les décisions relatives à la réutilisation et permettent d’établir des rapports sur l’impact écologique de la chaîne. 

La chaîne d’approvisionnement circulaire en pratique : les marchandises volumineuses 

Une approche circulaire est particulièrement pertinente pour des secteurs tels que le gros électroménager, le mobilier et les vélos. Ces produits contiennent souvent des matériaux et des composants de grande valeur, tandis que leur transport et leur traitement exigent des connaissances spécialisées. 

Une machine à laver qui revient chez un détaillant peut, par exemple, suivre différents parcours. L’appareil peut être renvoyé au fabricant pour être remis à neuf, être acheminé vers un circuit de revente d’occasion ou être démonté afin de récupérer les pièces et matériaux réutilisables. 

Le parcours le plus approprié dépend de l’état du produit, des coûts de réparation, de la valeur résiduelle et des accords entre les parties concernées de la chaîne. 

Le rôle de la logistique des retours 

La logistique des retours permet de réintroduire dans la chaîne les marchandises usagées, endommagées ou mises au rebut. Sans un flux de retours bien organisé, les produits et les matériaux ne peuvent pas être récupérés efficacement. 

Pour les marchandises volumineuses, la logistique des retours ne se limite pas à la simple collecte d’un produit. Le partenaire logistique peut également se charger de l’enregistrement, du contrôle visuel, du tri et du transport vers le centre de traitement approprié. Ainsi, chaque retour est acheminé le plus rapidement possible vers l’étape suivante appropriée. 

Avantages d’une chaîne d’approvisionnement circulaire 

Les avantages d’une chaîne circulaire sont à la fois écologiques et économiques. Les entreprises qui organisent efficacement leur chaîne d’approvisionnement circulaire en tirent profit à plusieurs égards : 

  • Réduction des coûts des matières premières et d’approvisionnement grâce à la réutilisation des matériaux et des composants 
  • Réduction du traitement des déchets et des coûts associés 
  • Une empreinte écologique réduite des produits et des processus logistiques 
  • Une position renforcée lors des appels d’offres et des marchés publics comportant des exigences en matière de durabilité 
  • Une meilleure visibilité sur les flux de produits grâce à un enregistrement systématique et au suivi des données 
  • Une satisfaction accrue des consommateurs qui optent délibérément pour une politique de retour durable 

Une logistique circulaire au sein du « dernier kilomètre » 

C’est au niveau du «dernier kilomètre» que les flux aller et retour se rejoignent. Un véhicule qui livre un produit neuf peut, dans le même temps, récupérer un produit usagé ou endommagé. Cela permet de réduire le nombre de trajets distincts et d’utiliser les véhicules de manière plus efficace. 

La planification des livraisons et des retours à partir d’un seul et même système permet de créer un flux logistique fermé. Cela permet d’évaluer plus rapidement les produits, de les réutiliser et de les acheminer vers le site de traitement approprié. 

Découvrez comment VPD intègre les flux de retours dans ses opérations du dernier kilomètre. 

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