Comment es-tu arrivé chez VPD ?
Ibrahim Djiasse Gandah : « J’ai suivi une formation au Forem, le service public wallon pour l’emploi et la formation. Nous venions tout juste d’obtenir notre permis C et devions chercher un stage de deux semaines. Je suis entré chez VPD pour faire mon stage et ils m’ont directement dit : “Si tu veux, tu peux venir travailler ici.” Alors j’ai arrêté la formation et j’ai directement commencé chez VPD. C’est comme ça que tout a commencé. »
Du tachygraphe à la carte électronique
Cela fait maintenant 18 ans. Qu’est-ce qui a changé pour toi ?
Ibrahim Djiasse Gandah : « J’ai toujours été chauffeur avec mon permis C. C’était important pour moi dès le début et cela me correspond parfaitement. Tu planifies ton temps, tu suis les instructions, mais tu es aussi autonome. Chez VPD et dans le métier lui-même, beaucoup de choses ont changé. L’entreprise a grandi et il y a eu plusieurs déménagements. Nous roulions avec des camions DAF équipés de tachygraphes papier. J’ai vécu la transition vers la carte électronique et vers des véhicules modernes. Aujourd’hui, tout est semi-automatique, voire entièrement automatique et même électrique. Le secteur a énormément évolué. »
As-tu une marque de camion préférée ?
Ibrahim Djiasse Gandah : « Pas spécialement. J’ai roulé 12 à 13 ans avec un Scania. Tu t’y habitues.
Maintenant je conduis un Renault et il roule parfaitement. Tant que le matériel est fiable et bien entretenu, je suis content. Et chez VPD, l’entretien est vraiment bien fait. »
Être chauffeur, c’est un choix
Quelles sont les qualités les plus importantes pour un chauffeur ?
Ibrahim Djiasse Gandah : « Rester calme est essentiel. Si tu stresses dans les embouteillages, ta journée est fichue. Il ne faut pas avoir peur des longues journées ni de faire beaucoup de kilomètres. Tu respectes les règles et prends soin du matériel et des marchandises. Mais surtout… il faut aimer ce que tu fais. »
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Entre-temps, tu accompagnes aussi souvent les nouveaux chauffeurs ?
Ibrahim Djiasse Gandah : « Oui, c’est vrai. Et j’aime le faire. Quand j’ai commencé, quelqu’un m’a tout de suite pris sous son aile. Donc pour moi, c’est normal de faire la même chose. Je veux que les nouveaux collègues se sentent à l’aise dès le premier jour. Cela influence beaucoup leur perception de l’entreprise.
Je pose toujours la même première question : « Es-tu ici parce que tu veux vraiment être chauffeur, ou tu cherches juste un travail ?” Car on ressent directement la différence. Être chauffeur, c’est un choix. Tu es seul sur la route, tu rencontres des clients, tu portes des responsabilités. Si tu n’aimes pas ça, tu ne tiendras pas. Et en tant que chauffeur, tu dois aussi suivre les procédures. Les règles sont les règles. Tu conduis un véhicule de 19 tonnes… ce n’est pas un vélo. Charger et décharger signifie aussi bien attacher les marchandises. Tu dois respecter les temps de conduite et de repos, et la sécurité passe avant tout. Parfois, je dois rappeler à de nouveaux chauffeurs qu’ils roulent trop vite.
Ce n’est pas toujours bien pris, mais je le dis pour leur sécurité et celle des autres. »
Comment expliques-tu ton métier aux autres ?
Ibrahim Djiasse Gandah : « Je dis tout simplement : « Je suis chauffeur-livreur, et j’en suis fier. » Ce travail m’a permis de découvrir toute la Belgique : des rues, des villages, des musées, des endroits où je ne serais jamais allé autrement. Parfois je roule sans GPS, je connais les routes par cœur maintenant. J’ai livré pendant des années pour des marques comme Electrolux, Samsung et Liebherr, donc beaucoup d’itinéraires sont ancrés dans ma mémoire. »
Faire un effort… cela ouvre toujours des portes
Comment vis-tu le contact avec les clients ?
Ibrahim Djiasse Gandah : « La façon dont tu abordes les clients est super importante. Si tu es aimable et que tu montres que tu veux les aider, tu as déjà fait 80 % du travail. Même si une livraison semble impossible, comme dans une allée étroite ou sur des graviers, j’essaie quand même. Faire un effort... cela ouvre toujours des portes. Et en tant que francophone en Flandre, un simple “goeiedag” en néerlandais fait toute la différence. »
As-tu beaucoup de contact avec les autres chauffeurs ?
Ibrahim Djiasse Gandah : « Oui, et il y a beaucoup de solidarité entre les chauffeurs. On vit les mêmes situations, donc on s’entraide. Des conseils pour certains clients plus compliqués, ou des entrées alternatives. Ça fait gagner du temps aux nouveaux collègues. Quand VPD était plus petit, c’était déjà une famille, et ce sentiment est resté. Tout tourne autour de la responsabilité et du respect. »
Chez VPD, on reçoit des opportunités
Tu es là depuis 18 ans maintenant. Qu’est-ce qui te retient ici ?
Ibrahim Djiasse Gandah : « Dès le premier jour, j’ai senti que VPD était comme une famille. J’ai eu directement une opportunité, sans devoir terminer ma formation. On n’oublie pas ça. Il n’y a pas de barrières ici, et tout le monde est accessible. Tu n’es pas un numéro, mais une personne. Les chauffeurs s’entraident et les problèmes se résolvent ensemble. VPD a grandi, mais l’état d’esprit est resté le même. »
Y a-t-il encore certains points à améliorer ?
Ibrahim Djiasse Gandah : « Pendant des années, la communication était le point faible. Mais depuis l’arrivée du nouveau responsable des opérations, cela a changé. Il réagit rapidement et de manière appropriée dans le groupe des chauffeurs. Ça donne confiance. Quand tu es bloqué sur le terrain, tu as besoin de quelqu’un qui comprend la situation et qui répond vite.
Parfois, les validations pourraient encore être plus rapides car on perd du temps à attendre, mais on va clairement dans la bonne direction. »
Comment vois-tu ton avenir chez VPD ?
Ibrahim Djiasse Gandah : « J’espère un bel avenir pour nous tous. Et je veux encore travailler quelques années. Je suis toujours motivé. J’espère aussi que VPD continuera à grandir, que la communication continuera à s’améliorer… et que nous pourrons tous continuer à travailler dans la bonne humeur. »